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Giardia dans l’eau : origine, risques, analyse et traitement

Giardia duodenalis, également appelée Giardia lamblia ou Giardia intestinalis, est un protozoaire parasite responsable de la giardiase. La transmission se produit lorsqu’une personne ingère des kystes présents dans de l’eau, des aliments ou sur des mains et surfaces contaminées par des matières fécales. Les kystes peuvent persister dans l’environnement et nécessitent une gestion associant protection de la ressource, filtration, désinfection validée et surveillance.

Nature
Protozoaire parasite
Forme infectante
Kyste microscopique
Transmission
Voie fécale-orale
Maladie
Giardiase

À retenir : une eau limpide, sans goût ni odeur anormale, peut contenir des kystes de Giardia. Leur recherche ne repose pas sur l’observation visuelle et exige une analyse parasitologique spécialisée. L’absence d’E. coli dans un prélèvement ne permet pas, à elle seule, d’exclure Giardia.

Qu’est-ce que Giardia ?

Giardia est un parasite unicellulaire flagellé qui colonise principalement l’intestin grêle. Le nom actuellement utilisé par de nombreuses autorités scientifiques est Giardia duodenalis. Les appellations Giardia lamblia et Giardia intestinalis sont encore fréquemment rencontrées dans la littérature, les rapports de laboratoire et les textes techniques.

La maladie provoquée est appelée giardiase, parfois lambliase. Elle peut rester asymptomatique ou provoquer une affection digestive aiguë ou prolongée. Giardia est présent dans le monde entier et peut infecter l’être humain ainsi que de nombreux animaux.

Attention aux synonymes : un rapport indiquant G. lamblia, G. intestinalis ou G. duodenalis peut désigner le même parasite. Il convient cependant de reprendre exactement la terminologie employée par le laboratoire ou le document réglementaire consulté.

Quelle est la différence entre un kyste et un trophozoïte ?

Giardia possède deux formes principales. Le kyste est la forme résistante et infectante retrouvée dans l’environnement. Le trophozoïte est la forme mobile qui se développe dans l’intestin grêle après ingestion du kyste.

Forme Rôle Caractéristiques principales Importance pour l’eau
Kyste Transmission Forme ovale à ellipsoïde, généralement d’environ 10 à 14 µm en moyenne Peut survivre hors de l’hôte et être transporté par l’eau
Trophozoïte Multiplication dans l’intestin Forme piriforme mobile, généralement longue de 10 à 20 µm Plus fragile dans l’environnement ; ce n’est pas la principale forme de transmission hydrique

Après ingestion, le kyste s’ouvre dans l’intestin grêle et libère des trophozoïtes. Ceux-ci se multiplient et peuvent adhérer à la muqueuse grâce à un disque ventral. Lors du transit intestinal, de nouveaux kystes se forment puis sont éliminés dans les selles. Les kystes sont infectants dès leur émission ou peu après, ce qui facilite la transmission directe entre personnes et la contamination de l’environnement.

Dimensions indicatives : le CDC décrit des kystes ovales ou ellipsoïdes mesurant environ 8 à 19 µm, avec une moyenne de 10 à 14 µm. Ces dimensions ne suffisent toutefois pas à identifier Giardia dans une eau : une méthode analytique spécifique reste nécessaire.

Comment Giardia arrive-t-il dans l’eau ?

Les kystes sont éliminés dans les matières fécales de personnes ou d’animaux infectés. Ils peuvent rejoindre les milieux aquatiques lorsque les barrières d’assainissement, de protection de la ressource ou de traitement sont insuffisantes.

  • rejets d’eaux usées insuffisamment traitées ou débordements de réseaux ;
  • dysfonctionnement d’un assainissement non collectif ;
  • ruissellement après pluie sur des sols souillés ou des zones d’élevage ;
  • infiltration vers un puits, une source ou un captage mal protégé ;
  • contamination d’une rivière, d’un lac ou d’une retenue utilisée comme ressource ;
  • intrusion dans un réseau ou un réservoir après travaux, rupture ou perte de pression ;
  • contamination des eaux de baignade et des bassins par des usagers infectés.

La présence d’animaux dans un bassin versant peut contribuer à la contamination, mais toutes les souches animales ne présentent pas le même potentiel de transmission à l’être humain. Une analyse moléculaire peut être nécessaire pour mieux caractériser l’origine d’un épisode.

Quelles situations augmentent le risque de contamination ?

Situation Mécanisme possible Mesures prioritaires
Fortes pluies ou inondation Lessivage des sols, débordement des eaux usées, intrusion dans les captages Inspection, protection du captage, analyses adaptées, consignes sanitaires
Puits privé peu profond Infiltration rapide d’eaux contaminées Étanchéité, éloignement des sources de pollution, contrôle après événement
Ressource superficielle Exposition directe aux apports fécaux du bassin versant Traitement multibarrière et surveillance de la turbidité
Défaillance de filtration Passage de particules et de kystes Contrôle du procédé, turbidité, intégrité des barrières
Camping ou randonnée Consommation d’eau non traitée de lac, rivière ou source Ébullition ou traitement combiné correctement validé
Crèche ou collectivité Transmission fécale-orale secondaire Hygiène des mains, gestion des selles et nettoyage adapté

Le risque ne dépend pas uniquement de la présence de Giardia dans le bassin versant. Il dépend aussi de la concentration, de l’intégrité du traitement, du débit, de la turbidité, de la durée de l’événement et de la sensibilité des consommateurs exposés.

Combien de temps les kystes de Giardia peuvent-ils persister ?

Les kystes constituent une forme de survie capable de persister pendant des semaines ou des mois dans un environnement frais et humide. Le CDC indique qu’ils peuvent survivre plusieurs mois dans l’eau froide. Leur persistance diminue généralement avec la chaleur, la dessiccation, le temps et certaines conditions défavorables.

Leur détection dans une eau ne signifie pas automatiquement que chaque kyste observé est encore viable et infectieux. Inversement, l’absence de détection dans un seul prélèvement n’exclut pas une contamination intermittente.

Point essentiel : certaines méthodes dénombrent des objets présentant la morphologie et le marquage de Giardia, sans démontrer systématiquement leur viabilité ou leur capacité réelle à provoquer une infection.

Quels sont les effets de Giardia sur la santé ?

L’infection peut être asymptomatique. Lorsqu’une giardiase se manifeste, les symptômes apparaissent souvent après une période d’incubation d’environ une à deux semaines, avec des variations possibles selon les personnes et les sources cliniques.

  • diarrhée, parfois prolongée ou récurrente ;
  • gaz et ballonnements ;
  • crampes ou douleurs abdominales ;
  • nausées ;
  • selles grasses, malodorantes et pouvant flotter ;
  • fatigue ;
  • déshydratation ;
  • perte de poids ou malabsorption dans certaines formes prolongées.

La plupart des personnes guérissent, mais des symptômes digestifs peuvent persister plusieurs semaines et, plus rarement, devenir durables. Une diarrhée importante expose particulièrement les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes fragiles à la déshydratation.

Diagnostic médical : les symptômes ne permettent pas d’identifier Giardia avec certitude. Un professionnel de santé peut demander une ou plusieurs analyses de selles et décider si un traitement est indiqué.

Quelles personnes sont plus exposées ou plus vulnérables ?

  • les jeunes enfants, notamment en collectivité ;
  • les personnes vivant avec une personne infectée ;
  • les voyageurs dans des zones où l’eau et l’assainissement sont insuffisants ;
  • les randonneurs et campeurs consommant de l’eau non traitée ;
  • les personnes avalant de l’eau lors de baignades ;
  • les personnes ayant une immunité affaiblie ;
  • les personnes exposées professionnellement ou quotidiennement aux matières fécales ;
  • les personnes utilisant un puits ou une source vulnérable sans contrôle adapté.

Une personne asymptomatique peut néanmoins excréter des kystes. La prévention doit donc associer sécurité de l’eau, hygiène des mains et mesures limitant la contamination fécale de l’environnement.

Existe-t-il une limite réglementaire pour Giardia dans l’eau potable ?

La réglementation européenne et française de l’eau potable repose d’abord sur la maîtrise des risques microbiologiques, l’évaluation des dangers de la ressource et le respect de paramètres tels qu’E. coli et les entérocoques intestinaux. Elle ne fixe pas une valeur paramétrique générale exprimée en nombre de kystes de Giardia pour tous les prélèvements d’eau du robinet.

La recherche de Giardia peut être décidée dans le cadre d’une analyse des risques, d’une surveillance de ressource, d’un incident de traitement, d’une contamination fécale suspectée ou d’une investigation sanitaire.

Cadre Disposition importante Interprétation
France – eaux destinées à la consommation humaine Méthode NF T 90-455 ; analyse généralement réalisée sur 100 L, sauf difficulté de filtration Méthode de recherche et volume d’analyse, pas valeur sanitaire universelle
France – eaux brutes superficielles NF T 90-455 ; volume généralement de 10 L Surveillance de la ressource avant potabilisation
France – eaux brutes souterraines NF T 90-455 ; volume généralement de 100 L Recherche adaptée au contexte du captage
Réacteurs UV pour eau potable Exigence minimale d’inactivation de 3 log contre Giardia et Cryptosporidium dans les conditions validées Réduction d’un facteur 1 000, sous réserve du respect des conditions d’emploi
Union européenne Gestion préventive des risques de la zone de captage au robinet Le traitement et la surveillance doivent être proportionnés aux dangers identifiés

Ne pas confondre : une méthode normalisée, un volume d’échantillon et une exigence de performance d’un procédé ne constituent pas une « limite de Giardia » applicable à toutes les eaux.

L’absence d’E. coli exclut-elle Giardia ?

Non. E. coli et les entérocoques intestinaux sont des indicateurs importants d’une contamination fécale récente et de l’intégrité microbiologique de l’eau. Ils ne se comportent cependant pas exactement comme les kystes de Giardia.

Les bactéries et les protozoaires diffèrent par leur taille, leur persistance, leur sensibilité à la désinfection et leur rétention par les procédés de filtration. Une eau ponctuellement conforme pour E. coli peut donc nécessiter une investigation parasitologique lorsque l’analyse de risques, un incident ou un contexte épidémiologique le justifie.

Approche recommandée : interpréter ensemble les données sanitaires, l’état du captage, la pluviométrie, la turbidité, les indicateurs microbiologiques, les performances du traitement et, lorsque nécessaire, la recherche spécifique de Giardia et Cryptosporidium.

Comment prélever une eau pour rechercher Giardia ?

Le prélèvement doit être organisé avec un laboratoire compétent avant toute collecte. Contrairement à de nombreux paramètres bactériologiques analysés sur quelques centaines de millilitres, Giardia est souvent recherché sur un volume important, car les kystes peuvent être peu nombreux et distribués de façon hétérogène.

  1. définir l’objectif : contrôle de ressource, incident, plainte ou investigation ;
  2. choisir un point représentatif avec le laboratoire et l’autorité compétente ;
  3. utiliser le matériel et le dispositif de filtration prescrits ;
  4. mesurer ou documenter le volume réellement filtré ;
  5. noter la turbidité, la température et les circonstances du prélèvement ;
  6. prévenir les contaminations croisées ;
  7. respecter les délais, températures et conditions de transport ;
  8. conserver la traçabilité de l’échantillon.

Une eau très turbide peut colmater le filtre avant que le volume prévu soit atteint. Le rapport doit alors préciser le volume effectivement analysé et les difficultés rencontrées.

Comment Giardia est-il recherché en laboratoire ?

Les méthodes utilisées pour l’eau reposent généralement sur plusieurs étapes : concentration d’un grand volume, récupération du matériau retenu, purification, marquage puis observation microscopique.

Étape Objectif Limite possible
Filtration Concentrer les kystes présents dans un grand volume Colmatage et rendement variable selon la qualité de l’eau
Élution Détacher le matériau du filtre Récupération jamais nécessairement totale
Séparation immunomagnétique Enrichir la fraction contenant Giardia et Cryptosporidium Interactions avec les particules ou matières organiques
Immunofluorescence Repérer les structures marquées par des anticorps Risque de structures ressemblantes ou atypiques
Microscopie Confirmer la morphologie et dénombrer Dépend de l’expérience de l’analyste
Méthodes moléculaires complémentaires Préciser l’espèce, le groupe génétique ou l’origine probable Ne démontrent pas toujours l’infectiosité

En France, la méthode NF T 90-455 est citée pour la recherche de Cryptosporidium et Giardia dans les eaux. Aux États-Unis, la méthode EPA 1623.1 associe filtration, séparation immunomagnétique et immunofluorescence pour ces deux protozoaires.

Comment interpréter un résultat d’analyse de Giardia ?

Résultat positif

Un résultat positif indique que des structures répondant aux critères de la méthode ont été détectées dans le volume analysé. L’interprétation doit tenir compte du nombre observé, du volume filtré, du rendement analytique, de la morphologie, des contrôles qualité et du contexte sanitaire.

Résultat négatif

Un résultat négatif signifie que Giardia n’a pas été détecté au-dessus des capacités de la méthode dans l’échantillon étudié. Il ne prouve pas une absence absolue dans la ressource ou le réseau, notamment en cas de contamination intermittente ou de faible rendement de récupération.

Viabilité et infectiosité

Le dénombrement microscopique ne démontre pas systématiquement que les kystes sont vivants et capables de provoquer une infection. Des investigations complémentaires peuvent être nécessaires selon l’objectif sanitaire.

Pour comparer deux résultats : vérifier le même point de prélèvement, le même type d’eau, le volume filtré, la méthode, le rendement de récupération, l’unité de résultat et les limites du laboratoire.

Comment une usine de potabilisation maîtrise-t-elle Giardia ?

La maîtrise repose sur une approche multibarrière. Aucun procédé ne doit être évalué isolément sans tenir compte de la qualité de la ressource, de la turbidité, de la charge particulaire et de l’intégrité du système.

  1. Protection du bassin versant : limiter les apports fécaux.
  2. Coagulation et floculation : regrouper les particules et faciliter leur élimination.
  3. Décantation ou clarification : réduire la charge avant filtration.
  4. Filtration : retenir les flocs, particules et kystes.
  5. Désinfection validée : UV, ozone ou combinaison adaptée.
  6. Surveillance : turbidité, intégrité, dose, débit et alarmes.
  7. Protection du stockage et du réseau : éviter une recontamination après traitement.

La turbidité est un paramètre opérationnel important : des particules peuvent protéger les micro-organismes, perturber la filtration et réduire l’efficacité réelle d’une désinfection.

Quels procédés de filtration peuvent retenir les kystes de Giardia ?

Les kystes sont plus grands que les bactéries et les virus, ce qui permet leur rétention par plusieurs barrières physiques correctement conçues. L’efficacité réelle dépend néanmoins de la taille absolue des pores, de l’intégrité du média, de l’étanchéité, du débit et de l’entretien.

Procédé Potentiel contre Giardia Conditions et limites
Filtration conventionnelle Élevé lorsqu’elle est bien exploitée Dépend de la coagulation, de la turbidité et de la surveillance
Microfiltration Peut retenir les kystes Intégrité et taille absolue des pores indispensables
Ultrafiltration Barrière physique généralement très efficace Contrôle d’intégrité, colmatage et maintenance
Nanofiltration Très forte rétention physique attendue Pression, prétraitement et rejet d’eau
Osmose inverse Très forte barrière physique si la membrane est intacte Prétraitement, intégrité, entretien et risque de recontamination en aval
Filtre domestique annoncé pour les kystes Variable selon la validation Exiger une allégation précise et un protocole reconnu

Nominal n’est pas absolu : une indication de finesse « nominale » ne garantit pas que tous les pores sont inférieurs à la valeur annoncée. Pour une protection microbiologique, il faut examiner la taille absolue, l’intégrité du dispositif et surtout une validation spécifique de la réduction des kystes ou de Giardia.

Les ultraviolets et l’ozone sont-ils efficaces contre Giardia ?

Ultraviolets

Les UV peuvent inactiver Giardia lorsque le réacteur délivre la dose validée et que les conditions d’emploi sont respectées. En France, les réacteurs UV destinés à la production d’eau potable doivent démontrer une efficacité minimale de 3 log contre Giardia et Cryptosporidium dans les conditions prévues par l’arrêté du 9 octobre 2012.

L’efficacité dépend notamment de la transmittance UV, de la turbidité, du débit, de l’encrassement des gaines, de l’état des lampes et du fonctionnement des capteurs. Les UV n’apportent pas de résiduel désinfectant dans le réseau.

Ozone

L’ozone peut contribuer à l’inactivation de Giardia lorsqu’il est appliqué avec une concentration, un temps de contact et des conditions hydrauliques adaptés. Son efficacité doit être validée pour l’eau et l’installation concernées.

Comme pour toute désinfection, la présence de particules ou une mauvaise distribution du désinfectant peut réduire la performance réelle.

Le chlore suffit-il à éliminer Giardia ?

Giardia est généralement plus résistant aux désinfectants chimiques que de nombreuses bactéries. L’efficacité du chlore dépend fortement de la dose, du temps de contact, du pH, de la température, de la turbidité et de la demande en chlore de l’eau.

Une faible dose ou un court contact, notamment dans une eau froide ou trouble, ne doit pas être considéré comme une garantie. Les recommandations destinées aux voyageurs privilégient l’ébullition ou une combinaison filtration puis désinfection lorsque la qualité de l’eau est incertaine.

À domicile : ne pas improviser un dosage de chlore lorsque l’eau est officiellement déclarée impropre ou lorsqu’une contamination parasitaire est suspectée. Suivre les consignes précises de l’autorité sanitaire ou utiliser une autre source d’eau sûre.

L’ébullition inactive-t-elle Giardia ?

Oui. Le CDC recommande de porter l’eau claire à gros bouillons pendant au moins une minute. Au-dessus d’environ 2 000 mètres d’altitude, la recommandation américaine est de prolonger l’ébullition à trois minutes. L’eau doit ensuite refroidir dans un récipient propre et fermé.

  1. si l’eau est trouble, la laisser décanter puis la préfiltrer avec un support propre ;
  2. la porter à ébullition franche ;
  3. maintenir l’ébullition pendant la durée recommandée ;
  4. laisser refroidir sans ajouter de glace potentiellement contaminée ;
  5. conserver l’eau dans un récipient propre et protégé.

L’ébullition traite le risque microbiologique, mais ne retire pas les polluants chimiques et peut concentrer certains sels ou contaminants non volatils par évaporation.

Comment évaluer un dispositif domestique contre Giardia ?

La composition générale d’un filtre ou sa finesse annoncée ne suffisent pas à prouver une performance contre Giardia. Il faut rechercher une allégation explicite de réduction des kystes, de Giardia ou de Cryptosporidium, appuyée par un essai adapté au dispositif complet.

  • identifier exactement le modèle et la cartouche testés ;
  • vérifier l’organisme d’essai ou de certification ;
  • rechercher la norme et l’allégation précises, par exemple la réduction des kystes ;
  • distinguer taille nominale et taille absolue des pores ;
  • vérifier le débit, le volume d’essai et la durée de vie validée ;
  • respecter l’installation, l’amorçage, l’entretien et le remplacement ;
  • protéger le réservoir et le robinet contre une recontamination après traitement.

Absence de résultat spécifique : aucun pourcentage de réduction de Giardia ne peut être déduit uniquement de la présence de céramique, de charbon actif, d’argent, d’une membrane ou d’un autre média. Une performance microbiologique doit être démontrée par un essai approprié.

Comment réduire le risque de giardiase liée à l’eau ?

  • ne pas boire directement l’eau d’un lac, d’une rivière ou d’une source non contrôlée ;
  • faire vérifier un puits après inondation, travaux ou contamination suspectée ;
  • protéger les captages contre le ruissellement et les matières fécales ;
  • éviter d’avaler de l’eau en piscine, rivière ou lac ;
  • se laver les mains avec de l’eau et du savon après les toilettes et avant de préparer les aliments ;
  • ne pas préparer d’aliments avec une eau faisant l’objet d’une restriction ;
  • entretenir les dispositifs de traitement conformément à leur notice ;
  • éviter toute contamination du robinet, du réservoir ou du récipient de stockage.

Les gels hydroalcooliques ne remplacent pas toujours un lavage soigneux des mains lorsqu’une contamination fécale ou parasitaire est possible. L’élimination mécanique par l’eau et le savon est essentielle.

Que faire en cas d’alerte ou de suspicion de Giardia ?

  1. suivre immédiatement les consignes du distributeur d’eau, de la mairie ou de l’autorité sanitaire ;
  2. utiliser de l’eau embouteillée ou de l’eau rendue sûre selon les instructions officielles ;
  3. ne pas utiliser une eau restreinte pour boire, cuisiner, fabriquer des glaçons ou se brosser les dents ;
  4. protéger particulièrement les nourrissons et les personnes fragiles ;
  5. ne pas se fier à la couleur, au goût ou à l’odeur ;
  6. nettoyer et désinfecter les récipients selon les instructions reçues ;
  7. consulter un professionnel de santé en cas de diarrhée persistante, déshydratation ou symptômes importants ;
  8. attendre la levée officielle de la restriction avant de reprendre les usages habituels.

Une cartouche domestique non spécifiquement validée contre Giardia ne doit pas être utilisée pour contourner un avis officiel de non-consommation ou d’ébullition.

Questions fréquentes sur Giardia dans l’eau

Giardia est-il une bactérie ?

Non. Giardia est un protozoaire parasite. Sa structure, sa taille et sa résistance diffèrent de celles des bactéries.

Giardia et Cryptosporidium sont-ils identiques ?

Non. Ce sont deux protozoaires différents. Ils peuvent tous deux être transmis par l’eau et sont souvent recherchés ensemble, mais leur biologie et leur sensibilité à certains désinfectants ne sont pas identiques.

Peut-on voir Giardia à l’œil nu ?

Non. Les kystes sont microscopiques. Une eau transparente peut en contenir.

Une eau sans E. coli est-elle forcément sans Giardia ?

Non. Les indicateurs bactériens sont essentiels, mais ils ne remplacent pas une recherche parasitologique spécifique lorsqu’elle est justifiée.

Le chlore du robinet élimine-t-il toujours Giardia ?

Non. L’efficacité dépend de la dose, du temps de contact, de la température, du pH et de la qualité de l’eau. La sécurité repose sur l’ensemble du traitement, et pas uniquement sur la présence de chlore.

Un filtre à charbon actif enlève-t-il Giardia ?

Le charbon actif seul n’est pas une preuve de réduction de Giardia. Il faut une barrière physique ou un dispositif complet ayant fait l’objet d’une validation spécifique contre les kystes.

Une céramique peut-elle retenir Giardia ?

Certaines céramiques suffisamment fines et intactes peuvent constituer une barrière physique, mais la performance dépend de la taille absolue des pores, des défauts, des joints et du dispositif complet. Une allégation spécifique validée reste nécessaire.

L’osmose inverse est-elle efficace ?

Une membrane d’osmose inverse intacte constitue une forte barrière physique. La performance réelle dépend toutefois de l’installation, de l’intégrité de la membrane, de l’entretien et de la prévention d’une recontamination après traitement.

Les UV sont-ils suffisants seuls ?

Un réacteur UV correctement validé et exploité peut inactiver Giardia. Cependant, les UV ne retirent pas les particules, n’apportent pas de résiduel désinfectant et exigent une eau suffisamment claire ainsi qu’une surveillance du débit, de la dose et de l’état des lampes.

Combien de temps faut-il faire bouillir l’eau ?

Le CDC recommande une ébullition franche d’une minute pour une eau claire, portée à trois minutes au-dessus d’environ 2 000 mètres d’altitude.

Une analyse négative garantit-elle l’absence de Giardia ?

Non. Elle signifie seulement qu’aucun kyste n’a été détecté au-dessus des capacités de la méthode dans le volume analysé. Une contamination peut être intermittente ou inférieure à la limite de détection.

Que faire en cas de symptômes après avoir bu une eau non traitée ?

Consulter un professionnel de santé, surtout en cas de diarrhée persistante, de déshydratation, de perte de poids ou si la personne concernée est fragile. Signaler l’exposition à une eau non traitée peut aider au diagnostic.

Contaminants et paramètres associés

Sources scientifiques et administratives

Cette fiche s’appuie sur des textes réglementaires, des agences sanitaires et des organismes publics. Les blogs commerciaux, comparateurs, sites d’affiliation et vendeurs de systèmes de filtration ne sont pas utilisés comme références scientifiques principales.

Avertissement sanitaire : cette fiche est fournie à titre informatif. Elle ne remplace pas une analyse réalisée par un laboratoire compétent, les consignes du distributeur d’eau, les recommandations de l’autorité sanitaire ou l’avis d’un professionnel de santé. En cas d’alerte, d’inondation, de contamination fécale suspectée ou de symptômes persistants, appliquez les instructions officielles et demandez un avis adapté.

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